Ce qui se joue en nous — Réflexion n°1.
Et si la procrastination n’était pas simplement un manque de volonté ?
Vous avez peut-être déjà vécu cette situation.
Vous savez que vous devez prendre ce rendez-vous, répondre à ce mail, remplir ce dossier ou commencer ce projet. Vous connaissez même les étapes à suivre. Au fond, vous savez exactement ce qu’il y aurait à faire.
Et pourtant… vous repoussez.
Vous trouvez une autre occupation. Vous regardez votre téléphone « juste deux minutes ». Vous rangez un tiroir qui n’avait rien demandé. Vous vous préparez un café. Puis vous vous dites : « Je m’y mettrai tout à l’heure. »
Les heures passent. Puis la journée. Et parfois, le lendemain recommence exactement de la même façon.
Alors une petite voix intérieure se fait entendre.
« Je manque vraiment de volonté. »
« Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire des choses pourtant si simples ? »
« Je suis vraiment incapable de m’organiser. »
Et si nous regardions cette situation autrement ?
Et si ce comportement n’était pas votre problème… mais la conséquence de quelque chose qui cherche simplement à vous protéger ?
Procrastiner peut être une façon d’éviter une émotion inconfortable.
Lorsque nous remettons une tâche à plus tard, nous ressentons souvent un soulagement presque immédiat. La pression redescend un peu. Nous respirons mieux. Pendant quelques instants, notre cerveau a l’impression que le problème a disparu.
Bien sûr, il n’a pas disparu. Mais il est repoussé.
Et ce petit soulagement est précieux pour notre cerveau. Il peut lui apprendre qu’éviter une situation inconfortable est une manière efficace de diminuer la tension, au moins temporairement.
Petit à petit, ce fonctionnement peut devenir automatique.
Pourtant, toutes les procrastinations ne racontent pas la même histoire.
Parfois, nous sommes simplement fatigués.
Parfois, la tâche est immense et nous ne savons pas par où commencer.
Parfois, nous avons tellement de choses à gérer que notre cerveau finit par saturer.
Et parfois aussi, cette tâche vient réveiller une émotion que nous préférerions ne pas ressentir.
Qu’est-ce que cette tâche réveille en moi ?
C’est peut-être là que la réflexion devient intéressante.
Lorsque vous pensez à cette chose que vous repoussez, qu’est-ce qui se passe réellement en vous ?
Est-ce de la peur ?
La peur de ne pas réussir ? De vous tromper ? De décevoir ? De ne pas être à la hauteur ?
Ou peut-être simplement une immense fatigue qui vous murmure que vous n’avez plus assez d’énergie aujourd’hui.
Avant même de chercher une réponse, prenez quelques secondes pour écouter votre corps.
Votre ventre se serre-t-il ?
Vos épaules sont-elles tendues ?
Votre respiration devient-elle plus courte ?
Avez-vous envie de fuir… ou au contraire de vous mettre sous une couverture et de ne plus penser à rien ?
Notre corps parle souvent avant que notre tête ne trouve les mots.
Avant de changer un comportement, essayons de comprendre ce qu’il cherche à faire.
Lorsque nous nous jugeons, nous ajoutons souvent une deuxième souffrance à celle qui est déjà présente.
Nous avons du mal à passer à l’action.
Puis nous nous reprochons de ne pas y arriver.
Et cette culpabilité augmente encore la pression.
Le cercle continue.
Alors, plutôt que de nous demander :
« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »
Et si nous essayions une autre question ?
« Qu’est-ce que mon comportement essaie peut-être d’éviter ou de protéger ? »
Cette question ne donne pas toujours une réponse immédiate.
Elle ouvre simplement une porte.
Peut-être que je découvre une peur de l’échec.
Peut-être que je réalise que je suis épuisé.
Peut-être que cette tâche est tellement importante que je ne sais même plus par quel bout la prendre.
Ou peut-être que je me mets une pression tellement forte que mon cerveau préfère ne pas commencer plutôt que de risquer de ne pas être parfait.
Qu’est-ce que cette tâche réveille en moi ?
Une fois que nous comprenons un peu mieux ce qui se joue en nous, une autre question apparaît presque naturellement.
De quoi ai-je besoin, là, maintenant ?
Pas pour faire disparaître l’émotion.
Pas pour devenir performant immédiatement.
Simplement pour retrouver suffisamment de sécurité afin de faire un premier pas.
Cela peut être très concret.
Découper la tâche.
Demander de l’aide.
Accepter que ce ne soit pas parfait.
Faire une pause.
Ou simplement reconnaître que nous sommes fatigués.
Parfois, notre cerveau n’a pas besoin qu’on le pousse davantage.
Il a simplement besoin qu’on lui montre que le premier pas est possible.
Avant de changer un comportement, essayons de comprendre ce qu’il cherche à faire.
Lorsque nous nous jugeons, nous ajoutons souvent une deuxième souffrance à celle qui est déjà présente.
Nous avons du mal à passer à l’action.
Puis nous nous reprochons de ne pas y arriver.
Et cette culpabilité augmente encore la pression.
Le cercle continue.
Alors, plutôt que de nous demander :
« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »
Et si nous essayions une autre question ?
« Qu’est-ce que mon comportement essaie peut-être d’éviter ou de protéger ? »
Cette question ne donne pas toujours une réponse immédiate.
Elle ouvre simplement une porte.
Peut-être que je découvre une peur de l’échec.
Peut-être que je réalise que je suis épuisé.
Peut-être que cette tâche est tellement importante que je ne sais même plus par quel bout la prendre.
Ou peut-être que je me mets une pression tellement forte que mon cerveau préfère ne pas commencer plutôt que de risquer de ne pas être parfait.
De quoi ai-je besoin pour me sentir suffisamment en sécurité ?
Une fois que nous comprenons un peu mieux ce qui se joue en nous, une autre question apparaît presque naturellement.
De quoi ai-je besoin, là, maintenant ?
Pas pour faire disparaître l’émotion.
Pas pour devenir performant immédiatement.
Simplement pour retrouver suffisamment de sécurité afin de faire un premier pas.
Cela peut être très concret.
Découper la tâche.
Demander de l’aide.
Accepter que ce ne soit pas parfait.
Faire une pause.
Ou simplement reconnaître que nous sommes fatigués.
Parfois, notre cerveau n’a pas besoin qu’on le pousse davantage.
Il a simplement besoin qu’on lui montre que le premier pas est possible.
Une petite expérience de régulation émotionnelle.
La prochaine fois que vous vous surprenez à repousser quelque chose, je vous propose une petite expérience.
Arrêtez-vous quelques secondes.
Posez vos deux pieds sur le sol.
Regardez tranquillement autour de vous.
Cherchez trois choses que vous voyez vraiment.
Puis laissez venir deux sons que vous n’aviez peut-être pas remarqués jusque-là.
Enfin, portez votre attention sur une sensation agréable ou simplement neutre dans votre corps.
Respirez.
Sans chercher à bien respirer.
Puis posez-vous cette question :
« Quelle est la plus petite étape que je peux faire maintenant ? »
Pas toute la tâche.
Pas toute la montagne.
Simplement le premier pas.
Et si nous changions notre façon de nous parler ?
Je crois que c’est peut-être là que commence une autre relation avec soi-même.
Remplacer :
« Je suis incapable. »
par :
« Quelque chose en moi rencontre une difficulté. »
Remplacer :
« Je manque de volonté. »
par :
« J’essaie de comprendre ce qui me bloque. »
Et peut-être découvrir qu’avant de demander à notre cerveau de faire davantage, nous pouvons parfois commencer par lui offrir un peu plus de sécurité.
Mais elle peut devenir une occasion d’observer ce qui se joue en nous.
De ralentir.
De ressentir.
De comprendre.
Et, petit à petit, de retrouver un espace de choix.
Une question à emporter avec vous.
La prochaine fois que vous repousserez quelque chose, ne cherchez pas tout de suite à vous corriger.
Essayez d’abord d’observer.
Demandez-vous simplement :
« Qu’est-ce que cette situation réveille en moi ? »
Puis laissez venir une deuxième question.
« De quoi aurais-je besoin pour me sentir suffisamment en sécurité afin de faire le premier pas ? »
Peut-être découvrirez-vous que mieux comprendre ses comportements ne consiste pas à chercher ce qui ne va pas chez soi.
Peut-être que cela commence simplement par apprendre à écouter ce qui se passe en soi, avec un peu plus de curiosité… et beaucoup moins de jugement.
Biolisphère Activate, comprendre, ressentir, se reconnecter…
